Ou celle-ci qui tisse une bande de tissu qui servira à de multiples
usages, comme l’awayo ou aguayo pour porter des charges sur le dos.
Nous repartons jusqu’à Leymebamba, une heure trente de route, où
nous devons déjeuner. Au menu : une « sopita » (une
soupe), lomo saltado servi avec du riz, des frites, salade de légumes
et aji (sauce pimentée).
L’estomac bien rempli, nous partons visiter le musée voisin, très
réputé pour sa riche collection archéologique issue des fouilles
effectuées dans la région, et notamment au lac des Condors.
La culture Chachapoya apparaît autour des années 500 après JC.
Elle évolue jusqu’à son englobement dans la culture Inca autour
de 1 500. Tout cela apparaît dans les expositions de céramiques,
tissus, vanneries, etc.
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| Batán (moulin à grains) |
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Style Chachapoya |
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Style Chimu-Inca |
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Magnifique quipu (khipu en quechua), ensemble de cordelettes de
différentes couleurs et tailles, avec des nœuds variables,
véritable système de comptabilité et d’enregistrement de
données. Le clou du musée ce sont plus de 200 momies de la culture
Chachapoya, retrouvées et sauvées de la destruction sur les rives
du lac des Condors, à proximité de Leymebamba |
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| Les momies de Leyemebamba |
Nous revenons à Chachapoyas enchantés de ce que nous avons vu et très satisfaits des explications fournies par notre guide, Gesin très professionnel.
Vendredi 26 janvier : Kuélap
En mini-bus nous nous rendons à Tingo Nuevo, point de départ du téléphérique qui permet de monter à Kuélap (altitude 3 000m) site majeur de la culture Chachapoya. Cocorico, c’est encore un téléphérique français (POMA). Le téléphérique nous emmène en 20 mn de saute montagnes à l’entrée du site.


Nous visitons d’abord le centre d’interprétation, puis nous attaquons la rampe qui monte vers l’entrée de la citadelle (1 400 m). De loin on devine déjà des dégâts sur les murs extérieurs du site. Les Chachas avaient bâti là-haut une véritable ville, entourée non pas d’un mur d’enceinte ou rempart, même si l’ouvrage est impressionnant d’en-bas (20 m de hauteur parfois). Il s’agit en fait d’un mur de soutènement pour que la ville soit construite à plat. Si les Chachas savaient gérer les problèmes hydrauliques liés à ce mur, les autorités du ministère de la culture ont bien classés le site, mis en place une billetterie, mais n’ont jamais fait entretenir ce mur, qui a force d’érosion et colmatage des drainages, s’écroule de toute part. Donc le site n’est ouvert que pour 140 personnes par jour, et sur seulement 10% de son extension. Nous avons fait le choix de regarder le mur d’enceinte, de visiter la « maison modèle » reconstruite devant l’entrée et basta.
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| La muraille de l'entrée effondrée et en cours de consolidation |
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| Partie intacte de la muraille |
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| Reconstitution d'une maison chachapoya |
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| La charpente et le toit avec une manière originale de maintenir les poutres |
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| Reconstitution du vêtement masculin |
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| Reconstitution du vêtement féminin |
Samedi 27 janvier : Chute de Gocta
On commence tôt la journée en prenant un mini-bus (combi) pour aller à Cocohuaico. Puis on saute dans une motocicleta pour monter à Cocachimba par une piste qui, un jour, sera route…(elle est en travaux quelques mois chaque année)
Le temps de s’enregistrer à l’entrée de la zone protégée, puis de prendre un bon café pasado dans le seul établissement ouvert à cette heure matinale et nous partons par un chemin, parfois empierré, à travers le forêt tropicale qui couvre toute cette vallée.
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| Un serpent + de l’alcool = un remède. Mais pour soigner quoi ? |
Quelques loros (perruches) troublent le silence. On ne rencontre personne ou presque. Nous mettrons 2 heures pour rallier le pied de la chute, appelée ici catarata de Gocta.
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| Au loin la catarata de Gocta |
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| Pont suspendu (puente colgante) |
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