Après 26 heures de transport depuis l’aéroport de Nantes en passant par Madrid et Lima, nous voici au Pérou, dans le nord, à Cajamarca. Grande comme la ville de Nantes, mais située à 2 750 m d’altitude. On est loin des 1 326 m de Briançon, ville la plus haute d’Europe.
On a posé nos valises à Ruta Alterna Bacpacker, hébergement trouvé sur Booking. Accueil sympathique de Carlos. L’auberge de jeunesse a un peu perdu la sienne, de jeunesse, mais c’est propre et bien tenu. On rencontre tout de suite un couple de français : Nadège et Stéphane. Ils parcourent le continent depuis la Colombie jusqu’à Ushuaia en vélo. On échange tout de suite quelques tuyaux.
Ruta Alterna Backpacker
Après une nuit réparatrice, nous allons visiter le centre de Cajamarca. Nous passons par le marché central où le bruit, la foule et les odeurs nous agressent immédiatement. Quelques jours d’adaptation seront nécessaires.
La longue file des tuk-tuk ou motocicletas
Cathédrale Santa Catalina en style plateresque (baroque espagnol)
Eglise San Francisco
Les paysannes cajamarquines en tenues traditionnelles. Remarquez le chapeau, typique de Cajamarca
Cajamarca commence à se parer pour le Carnaval. Chaque quartier pose ses banderoles au-dessus des rues et les « comparsas » répètent leurs danses. Au centre culturel, un petit musée consacré aux marionnettes nous attire.
Nous visitons un petit musée des marionnettes locales. Elles servaient notamment de moyens de communication auprès des populations indigènes. Et aussi pour le Carnaval.
Dimanche 21 janvier
Nous poursuivons la visite de Cajamarca par le Rescate del Inca. Petit rappel de l’Histoire. Le 16 novembre 1532, en fin de journée, Pizarro et ses troupes attendent la visite de l’Inca Atahualpa. Ce dernier est sans méfiance car certain de son statut quasi divin. Grosse erreur, en 30 minutes à peine, les soldats de Pizarro (168 exactement), tuèrent grâce à leurs arquebuses et à leurs chevaux quelques 5 000 personnes (serviteurs et soldats de l’Inca). Atahualpa fût emprisonné dans un palais, dont il ne reste aujourd’hui que cette pièce, qui se visite. Pour sa libération, Atahualpa proposa de verser de l’or et de l’argent jusqu’à remplir la pièce en question. Une fois cette rançon versée, Pizarro fit exécuter Atahualpa.
Rescate del Inca (la marque rouge à droite indiquerait la hauteur atteinte par l’or et de l’argent apporté)
Cojunto Monumental de Belén (église + hôpital pour hommes et hôpital pour femmes)
Vue depuis le cerro Sta Apolonia
Nous prenons un mini-bus (ici appelé combi) pour nous rendre à Polloc, village situé à 25 km de Cajamarca. Cette visite nous a été conseillée par Stéphane et Nadège que nous avons rencontrés à l’hostal. En passant, ils ont découvert ce petit village.
Al’origine toute simple, cette église de village a été le lieu d’apprentissage pour de nombreux jeunes encadrés par une mission salésienne italienne. Ces jeunes qui recevaient une éducation complète, y compris religieuse, apprenaient les métiers d’ébénistes, tailleurs de pierre, mosaïstes et vitraillistes. C’est le Père Alessandro Faccini qui a commencé cetteœuvre à Polloc, aidé depuis par le Père Marko Ivan Rupnik, artiste et théologien slovène.
Merci à Stéphane et Nadège sans lesquels nous ne serions certainement pas venus ici.
Lundi 22 janvier
Nous allons à travers le marché central jusqu’à la Plaza des Armas où se trouvent nombre d’agences de voyages et nous embarquons dans le minibus de l’une d’elles pour nous rendre à Cumbe Mayo, site naturel et archéologique.
Notre mini-bus grimpe rapidement sur le site qui fait partie d’un parc naturel. Notre guide est Alejandro et nous sommes les seuls étrangers.
La passage du tunnel, non obligatoire mais si amusant…
Aqueduc précolombien (-1300 AC). Il alimentait déjà Cajamarca à 8 km
Pétroglyphes précolombiens
Les zigzags sont volontaires. Ils permettent de ralentir la vitesse d’écoulement de l’eau
Mardi 23 janvier
Par les mini-bus réguliers nous allons à Otuzco où se visite un site funéraire de la culture Cajamarca (600 à 1200 DC)
Des niches funéraires creusées dans la falaise de lave (trachyte)
Celle-ci est une niche collective
Le nom du lieu Ventanillas (petites fenêtres)
Retour par le mini-bus
En fin d’après-midi nous allons au terminal terrestre avec nos bagages pour poursuivre vers Chachapoyas à 325 km. Au moins 12 heures de voyage.
Notre bus pour la nuit. Pas tout jeune et il roule en pneus lisses. Mais on a confiance…grâce au nom de la compagnie peut-être : Virgen del Carmen.
L’itinéraire entre Cajamarca et Chachapoyas représente 325 km. Une bricole chez nous. 12 heures de route ici, soit une vitesse moyenne de 27 km/h. Trois cordillères à franchir. Des routes rarement revêtues. Des ornières et des trous sur une bonne partie du trajet. Mercredi 24 janvier : Chachapoyas En arrivant au petit matin au terminal terrestre de Chachapoyas, nous sommes fatigués, laminés. Nous mettons nos bagages dans un taxi et filons vers notre logement, le Chachapoyas Backpackers Hostal, en espérant qu’il accepte que l’on dépose nos bagages pour avoir un peu de liberté de mouvement. C’est mieux que le plan : nous sommes gentiment accueilli, on nous propose un petit-déjeuner et ensuite, comme l’hôtel est loin d’être plein, on prend possession de notre chambre. Un vrai soulagement. C’est un des meilleurs établissements que nous ayons rencontrés : très propre, spacieux, du personnel attentif et souriant et situé à 10 minutes à pied de la plaza des Armas. Il y a une excursion qui par...
Nous ne restons qu'une journée à Cochabamba, le temps de visiter le centre-ville et le marché San Antonio. Cathédrale basilique San Sebastian Palais du gouvernement Place du 14 septembre Il reste encore quelques vieux bus américains, repeints 20 fois
Mercredi 20 mars Retour à La Paz, étape sur le retour vers le Pérou, et l'occasion de revoir Estrella. L'occasion aussi de faire quelques achats d'objets typiquement boliviens. Nous avons rendez-vous avec Estrella à la station de téléphérique Jach'a Qhathu à El Alto, 2ème ville de Bolivie, située au-dessus de La Paz. Elle nous emmène ensuite dans son quartier Alto Lima où nous faisons la connaissance de sa maman, Dora Magueño, une des cholitas escaladoras. Las Cholitas Escaladoras est un film documentaire qui montre le courage et la ténacité de femmes indigènes boliviennes, souvent mises au second plan, dans l'ascension de l'Aconcagua, sommet de l'Amérique, culminant à 6960 m. Dora est cuisinière, elle accompagne les alpinistes (ou plutôt andinistes) qui font les ascensions des sommets réputés de Bolivie. Elle tient aussi un petit restaurant à El Alto. Son mari, Agustín González, est guide de montagne. Si le film passe dans un festival de films de montagnes...
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