On sait que Chiclayo est bruyante, vibrionnante. C’est peu de le dire. C’est une ville infernale par son agitation, sa fréquentation et sa circulation automobile. Alertés sur ce problème (merci le guide du Routard), nous avons essayer de trouver un logement hors d’un axe majeur de la ville. Rue Capac Nan, rue résidentielle mais bien fréquentée. Une chance, notre appartement est dans une allée privée donnant dans la rue : donc pas de voiture, pas de motocyclette. Nous y dormirons très bien sans boules Quies, comme le préconisait ce même guide.
Deux attraits à Chiclayo : la mer et (encore) des sites archéologiques.
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| Plaza de Armas |
Mardi 30 janvier : Pimentel
Quelques minutes en mini-bus et nous voici à Pimentel, la station balnéaire de Chiclayo.
Nous marchons jusqu’au port de Pimentel, au bout de la plage. Il s’agit d’une grande jetée sur pilotis qui a permis au fil des années de débarquer du poisson, d’expédier de la canne à sucre, etc Aujourd’hui fréquentée par quelques pêcheurs et surtout par les surfeurs.
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| La jetée de Pimentel |

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| Le wharf sert de base de départ pour les surfeurs |
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| Les Caballitos de totora : canoës en roseau, utilisés autrefois |
Mercredi 31 janvier
Ce mercredi 31, nous attaquons la visite des sites et des musées archéologiques. Nous prenons un mini-bus pour Túcume. Le site archéologique est constitué de 26 grandes constructions en adobe (briques de terre crue séchée), de forme pyramidale tronquée, localisées sur une montagne sacrée : le cerro La Raya. Nous commençons par visiter le musée avant de nous rendre sur le site.
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| La plus grande des pyramides (ou huaca) : 700 x 280 x 30m. Construite en 7 phases par les cultures Lambayeque, puis Chimú et enfin Inca. |

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| Salle des dépôts, salle des réserves pour les cérémonies des élites. Des sacrifices animaux mais aussi humains sont avérés sur le site. |
Nous poursuivons vers Lambayeque, petite ville située à une douzaine de kilomètres. Ci-trouvent le musée de Las Tumbas Reales de Sipan (fermé pour travaux, mais ça on le savait) et le musée Brunning.
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| Ambiance dans un mini-bus |
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| Eglise San Pedro |
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| La file des motocicletas qui attendent le client près du marché central |
On commence par déjeuner dans un petit restaurant fréquenté par les gens qui travaillent dans le coin. La spécialité : papa rellena pour 7,50 soles (moins de 2 €). On mange plutôt bien et pour pas cher (menu à 2,50 €) .
Bien qu’il soit fermé à la visite, le musée de Las Tumbas Reales a ouvert une salle temporaire, ce qui nous permet d’avoir un petit aperçu de la richesse de la collection qui provient de la pyramide de Sipan. Découverte à la suite du trafic d’œuvres d’art précolombiennes par des pilleurs de tombes (huaqueros), la tombe du seigneur de Sipan va révéler des richesses incroyables. Voici juste un tout petit aperçu du patrimoine de cette culture Mochica (IIIè s.).
Le seigneur et ses accompagnants (plusieurs proches ou serviteurs, sacrifiés pour que le mort ne voyage pas seul) étaient enterrés au sein de cette pyramide d’adobe. Les ornements en or, argent, pierres précieuses et perles de nacre habillaient les corps : colliers, plaques pectorales, boucles d’oreilles, anneaux de nez, coiffes, etc.
Puis nous nous dirigeons vers le Musée Brünning, plus ancien et plus généraliste. Pour commencer une frise chronologique retrace l’histoire de l’occupation humaine dans la région depuis la période Paijan (-12 000 AC à – 6 500 AC), puis Caral, Cupisnique, Moche, Wari, Lambayeque et Chimu, et enfin Inca.
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| Quelques exemples des céramiques |
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| Broche en or et turquoise |
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| Pendentif en or représentant deux musiciens (taille réelle 3cm) |
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| Collier en or et sodalite |
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Pendentifs d’oreille en bois et incrustations de nacre
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Au dernier étage, on découvre une reconstitution de la tombe de la prêtresse de Chornancap. Elle était également accompagnée dans la mort par 8 de ses servantes, pas vraiment volontaires.
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