La Paz du 27 au 29 février

 Mardi 27 février


Ce matin, il pleut. Nous renonçons à la grotte. Il faut une heure pour s'y rendre et il faut 20 minutes pour la visiter. Et nous en avons un peu marre de Sorata. Il n'y a réellement rien à faire ici. Sauf admirer les paysages quand il fait beau. C'est aussi un point de départ pour les treks de plusieurs jours dans le massif du Illampu (6 368 m d'altitude).

Retour à El Alto en mini-bus, puis survol de El Alto et La Paz, grâce au téléphérique (ligne bleue, puis argent et enfin jaune).
Au passage, nous admirons ce qu'on appelle les "cholets" dans El Alto. Le nom est une combinaison de "cholo" (l'homme andin) et chalet. Ce sont des immeubles construits par les Aymaras ayant réussi dans les affaires et qui laissent libre cours à leurs délires et à leur désir de montrer leur réussite.







Celui-ci serait Iron Man



Pour finir la journée, nous nous rendons en bus dans le quartier San Miguel au sud-est de la ville où se trouve un centre de mode avec un magasin d'une coopérative des artisans indigènes. On y trouve de belles choses : vêtements en alpaga, crèches en porcelaine, et une brodeuse qui fait des choses magnifiques.

Mercredi 28 février

Nous avons décidé de consacrer cette journée à la ville de La Paz. Nous commençons par la place Murillo, place principale de La Paz, là où siège le gouvernement bolivien. On y trouve donc l'Assemblée législative, le Palais du gouvernement et la cathédrale, et dans les rues avoisinantes divers ministères.


Assemblée Législative

Palais du gouvernement



La place Murillo semble plutôt animée ce matin, avec de nombreux groupes de cholos et cholas (cf. plus haut). Certains discutent en cercle, d'autres mangent et boivent par groupe. Maryvonne apprend que le gouverneur du département de La Paz a organisé, comme tous les 28 février, une journée de la convivialité. Un grand principe dans les Andes : chaque participant ou groupe apporte à manger et à boire, en principe dans son aguayo (cette toile qui permet de porter son chargement sur les épaules ), et au moment du repas, la pose au sol, l'ouvre et met à la disposition de tous, ce qu'il contient. Le gouverneur a fait organiser ce dispositif par ses services et cela s'étend sur une vingtaine de mètres dans la rue voisine. Cela nous vaut une présentation de nombreux costumes traditionnels accompagnée de quelques groupes musicaux. Et quelques danses.











Santos Quispe, gouverneur du département de La Paz





Après le déjeuner, nous nous promenons de nouveau dans les rues Sagarnaga et Linares, nous remontons vers le marché aux tissus en jetant un coup d'œil sur les boutiques de sorcières et les devins.

Cette cholla prédit l'avenir dans les feuilles de coca (si tu n'est pas gringo)


On en profite aussi pour visiter le musée de la coca : musée privé qui raconte et explique l'histoire de la feuille de coca.
En résumé, la feuille de coca fait partie de la pharmacopée andine. Elle permet, machée ou sous forme d'infusion, de soigner beaucoup de choses (fatigue, douleurs dentaires ou d'estomac, diabète???, et le mal des montagnes ou soroche).
Le problème vient de la cocaïne, extraite par des traitements chimiques ahurissants (essence, éther, acide, acétone...). Et qui rapporte des milliards aux narcotrafiquants.
Les pays andins (Colombie, Equateur, Pérou et Bolivie) tolèrent ou encourage la culture de la coca et son usage traditionnel. Tous les autres pays du monde l'ont mise au ban des produits illicites comme la cocaïne.
Elle est donc en vente libre sur les marchés et les bars et restaurants propose un maté de coca (infusion).
Nous en avons utilisé pour l'altitude et les maux de tête et il n'y a aucune addiction.


Jeudi 29 février

Aujourd'hui, on quitte La Paz pour Potosi. Les valises sont prêtes de la veille, on se lève très tôt pour prendre un taxi à 6h30 pour aller au terminale des bus. Alors que nous sommes dans le bus qui doit quitter la ville, le chauffeur demande à tous les passagers de descendre : le bus ne partira pas à cause d'un blocage de la route de Potosi à El Alto. Nous voilà donc sans moyen de transport car toutes les compagnies qui font cette ligne sont concernées. Voilà un des sports nationaux boliviens : le blocus (bloqueo). On a déjà eu droit au blocus des cocaleros (ceux qui cultivent la coca) dans les Yungas et aux manifestations contre Evo Morales en 2018.
A force de chercher et d'interroger tout le monde, Maryvonne trouve une solution avec un bus qui partirait à 13h00 et arriverait donc vers 21h00.
Nous laissons nos bagages au transporteur et allons nous promener dans la rue Jaén, la plus ancienne et authentique de La Paz.

Rue Jaén

Rue Jaén


Atelier du peintre bolivien Mamani Mamani




Nous visitons aussi le Musée des Coutumes, le musée des Métaux précieux précolombiens et la maison de Murillo.

Musée des Coutumes

Personnage du Carnaval d'Oruro : El Achachi

Personnage du Carnaval d'Oruro : El Moreno

 

Personnage du Carnaval d'Oruro : Rey Moreno

Ekeko : dieu aymara de l'abondance et du bonheur

Nous revenons à temps pour prendre le bus. Il n'est pas question de le manquer.

Notre bus avec des pneus lisses à l'arrière

Le chargement des soutes du bus : des ballots de feuilles de coca à destination de Potosi. Nos valises sentaient bon à l'arrivée.

Marché aux feuilles de coca à Potosi.


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