Tupiza et le Sud-Lipez 7 au 9 mars

 Jeudi 7 mars

Les formes rocheuses d'érosion ne manquent pas dans la région. L'altitude (plus de 4 000m) qui implique le froid (-25°C en hiver, là nous sommes en fin d'été), le vent fort et presque permanent, et la pluie ou la neige, rare mais violente, explique ces phénomènes. Le changement climatique est très important ici. Il y a 15 ans, ces zones étaient recouvertes de 2 m de neige en hiver. Désormais, il ne neige plus.

L'arbre de pierre (Árbol de piedra)

Nous remontons vers le nord, en suivant la frontière chilienne à travers le désert de Siloli.


Au loin, des volcans, des volcans... de plus de 5000m.




Nous arrivons après plus d'une heure et demie à une série de lacs : laguna Honda (qui signifie profonde) pour commencer.




A peu de distance, voici laguna Hedionda (qui pue) la 2ème de ce nom








Volcan Chullucani (5486 m)

Pour le déjeuner, Hilario nous a trouvé un endroit magique entre forêt de pierres et lac.





Un très bel endroit pour le déjeuner préparé par Sonia

Sonia se lève à 3h00 tous les matins pour préparer le repas du midi qu'on emporte avec nous

Au menu : gratin de pommes de terre, riz aux petits légumes, salade et viande hachée, tomates et concombres. Arrosé d'un Château La Pompe millésimé.

Nous continuons mais nous quittons la piste et le désert pour la route. Nous traversons San Cristobal, connu pour ses mines (argent, plomb et zinc) exploitées par Sumitomo, grand groupe industriel japonais.

Église San Cristobal en style indigène


En arrivant à Uyuni, nous faisons un détour par le cimetière des trains. Nous connaissions déjà (voir 2018), mais c'est encore pire. Les agences de voyage ne peuvent s'empêcher de proposer ce lieu, alors que franchement ce n'est pas intéressant. L'endroit, dans la banlieue d'Uyuni, est sale, pleins de détritus et sacs en plastiques emportés par le vent, les trains sont des amas de ferraille, parfois dangereux.


Pour atteindre notre prochain objectif, nous devons traverser la ville d'Uyuni (30 000 habitants). C'est une ville qui vit en partie grâce au tourisme lié au salar d'Uyuni. On est effaré par l'état désorganisé, sale de cette ville. Avec la saison des pluies qui s'achève, la plupart des rues sont inondées et ressemblent à un cloaque traversé par des centaines de mini-bus et 4x4. On ne fait que traverser pour aller à Colchani, en bordure du salar, où nous allons dormir.

Notre logement est à l'Hostal de Sal où tout est construit avec le sel. Les murs sont en parpaings de sel extraits du salar. Attention, ce n'est pas forcément du sel de cuisine. Il y a des sels de bore, de magnésium, de potassium, de lithium...


Au sol, on marche sur du sel de cuisine (chlorure de sodium)

Même la table de nuit est en sel

Après le goûter, nous allons sur le salar pour voir le coucher du soleil. Première constatation, il n'y a pas beaucoup d'eau sur le salar. Pourtant il y a quelques jours une partie en était inaccessible à cause du niveau d'eau. Le vent et l'infiltration dans la nappe ont asséché le salar. L'effet miroir attendu est nettement moindre et nous sommes un peu déçu parce que nous avions vu mieux en 2018.

Giulia, notre compagne de route, au soleil couchant



Retour à l'hôtel pour le dîner tardif, arrosé par une bouteille de vin bolivien de la région de Tarija.

Vendredi 8 mars

Le salar d'Uyuni : 10 500 km² (soit la surface de la région Centre-Val de Loire), altitude 3 658 m, longueur 150 km, largeur 100 km. Epaissseur de sel = 120 mètres. Caractéristique : des vents constants. Le plus vaste désert de sel du monde et il  représente la moitié des réserves de lithium du monde, difficile a exploiter car il n'y a pas ou peu d'eau.
Après le coucher du soleil (atardecer en espagnol), nous allons assister au lever (almanecer).



Petit-déjeuner sur le salar

Puis nous visitons les grands classiques du salar, sans aller très loin. Nos compagnes de voyage prennet des bus à Uyuni dans l'après-midi pour aller l'une au Chili travailler comme bénévole (volontarios), l'autr
e à Potosi.

Plaza de las Banderas

Le Gwenn Ha Du est bien présent




Cristal de sel de cuisine en forme caractéristique en trémie


Après le déjeuner, les filles partent de leur côté et nous, nous rentrons à Tupiza en 4x4 avec Hilario et Sonia. Arrivés à l'hôtel, douche et au dodo de bonne heure.

Bilan de nos 4 jours d'itinérance : 640 km de routes goudronnées, 900 km de pistes et déserts, et des images inoubliables de paysages, d'animaux et de gens vivant dans des conditions hostiles. Une bonne entente avec Hilario, notre chauffeur-guide, la compagnie réjouissante de Sonia, qui en toute discrétion, œuvrait la nuit pour que nos journées se déroulent parfaitement. Et un accord et une certaine complicité avec nos deux jeunes compagnes Giulia et Paulina.

Samedi 9 mars

Nous profitons d'un jour de calme pour visiter Tupiza et préparer la suite.




Les trains sont rares en Bolivie. Celui-ci transporte du minerai vers l'usine de traitement d'Atocha


Sur les marchés, on peut acheter non seulement des feuilles de coca, mais aussi tout ce qui va avec : pâtes de quinoa aromatisées sucrées ou salées pour masquer l'âcreté de la coca.

Un bel étal d'herboriste avec fleurs de genêt (retama) et pupusa (conseillée pour le soroche, mal des montagnes)

Stevia, Hierba luisa, Cedrón (notre verveine citronnelle)


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